L’os du talon et le clou

Preuve de crucifixion : L’os du talon et le clou de l’ossuaire de Yehohanan, découverts à Jérusalem en 1968.

En 1968, on a découvert à Jérusalem plusieurs tombes qui dataient de l’époque de Jésus. Dans l’une d’elles on a trouvé un ossuaire ou coffre de pierre, avec un clou qui traversait l’os de la cheville de l’homme enterré. Ceci est extrêmement important, car c’est la seule découverte archéologique connue d’une personne crucifiée. Les experts ont pu en déduire plusieurs choses intéressantes.

Tout d’abord, le clou n’était pas enfoncé à travers l’avant du pied, tel qu’il est souvent représenté dans les peintures de Jésus, mais plutôt du côté de la cheville, directement à travers l’os. Cela signifie qu’un clou distinct était enfoncé dans chaque pied, les pieds fixés de part et d’autre de la croix, au lieu de l’être devant. Les archéologues ont également été surpris de trouver des fragments de bois sur les deux côtés de l’os de la cheville. Cela a conduit à la conclusion que le clou était d’abord placé dans un joint de bois avant d’être enfoncé dans le pied et la croix. Le joint devait empêcher la victime, ou les membres de la famille de tenter d’arracher le corps à la croix pour éviter la douleur atroce de la crucifixion.

Suspendue à la croix, la victime était forcée de se tenir sur ces clous traversant ses chevilles et alternativement soutenir son poids avec ses mains tendues clouées. Ce processus était d’autant plus douloureux que la chair déchirée dans le dos par la flagellation frottait contre la croix tandis que la victime se soutenait par les mains et alternativement se maintenait debout sur ses pieds. Elle pouvait vivre pendant plusieurs jours sur la croix avant de mourir et, de ce fait, la mort de Jésus après seulement quelques heures a été très inhabituelle. On croit que les victimes mouraient d’asphyxie causée par l’épuisement de la position sur la croix.

Le fait que Jésus ait été disposé à mourir sur la croix pour nous d’une manière aussi atroce nous enseigne son amour incroyable. Il aurait pu être mis à mort par lapidation ou de plusieurs autres manières, mais au lieu de cela, il a choisi être crucifié. Il s’est soumis aux formes les plus odieuses et les plus redoutées de la mort pour pouvoir comprendre et secourir son peuple. Aucun d’entre nous ne peut prétendre que Jésus ne peut pas comprendre nos chagrins, nos angoisses et nos souffrances, car il a tout enduré. En vérité, comme Ésaïe l’a si prophétiquement déclaré :

« Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »