La pierre de Rosette
La pierre de Rosette est une stèle de granodiorite sur laquelle sont inscrites trois versions d’un décret émis en 196 av. J.-C. sous la dynastie ptolémaïque d’Égypte, au nom du roi Ptolémée V Épiphane. Les textes du haut et du milieu sont en égyptien ancien, respectivement en hiéroglyphes et en démotique, tandis que le texte du bas est en grec ancien. Le décret ne présente que des différences mineures entre les trois versions, ce qui fait de la pierre de Rosette une clé pour le déchiffrement des écritures égyptiennes.
En juillet 1799, la pierre fut découverte dans la ville de Rosette (aujourd’hui el Rachid) par des soldats français lors de l’invasion de l’Égypte par Napoléon. Rosette était située sur un affluent du Nil, près de la côte méditerranéenne, à l’est d’Alexandrie. Les forces napoléoniennes construisaient des fortifications lorsque le grand fragment de pierre inscrit fut découvert par l’officier Pierre François Xavier Bouchard (1772-1832). Il comprit immédiatement l’importance de la juxtaposition des écritures grecque et hiéroglyphique, prédisant avec justesse que chaque écriture représentait la traduction d’un texte unique.
L’étude du décret était déjà en cours lorsque la première traduction complète du texte grec fut publiée en 1803. Jean-François Champollion annonça la translittération des écritures égyptiennes à Paris en 1822.
Depuis 1802, il est exposé au British Museum.